Wood Land School : 

Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha
Traçant des lignes de janvier à décembre

Événements du premier geste

Événements du deuxième geste

Événements archivés

 

Ouverture du quatrième geste

Des oeuvres de Billy-Ray Belcourt, Maggie Groat, Rita Letendre, Annie Pootoogook, Walter Scott, Joseph Tisiga, Charlene Vickers et Zotom

 

21 Septembre 2017

18 h à 20 h

 

 

Wood Land School : Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre est conçue comme une exposition d’une durée d’un an qui se déploie à travers une série de gestes – un ensemble d’activités qui font entrer et sortir des œuvres de l’espace de la galerie – de sorte que l’exposition est en constant devenir.

 

Le premier geste s’intéressait au pouvoir d’une ligne, celui de marquer l’histoire et d’invoquer la mémoire, nous avons posé une question : qu’est-ce que ça veut dire que d’hériter une histoire? Le second geste nous a montré des manières d’occuper le présent, nous avons posé une question : comment la ligne se comporte-t-elle? Le troisième geste s’est déroulé à Kassel en Allemagne et faisait partie du programme d’anéducation de documenta 14. Il y s’agissait de questionner l’idée même de l’école. Tout en reconnaissant que nous émergeons du contexte oppressif des formes éducatives européennes, nous avons posé une question : comment la tendresse peut-elle structurer les manières par lesquelles nous parvenons au savoir?

 

Dans le quatrième et dernier geste de Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha, nous reconnaissons la ligne comme une multitude. Ces lignes sont des couches traversant le temps, elles sont formées par notre réactivité aux conditions et aux structures du colonialisme lesquelles se déploient en temps réel avec des conséquences réelles pour les peuples Autochtones et les personnes de couleur à travers l'Île de la Tortue.

 

Nos capacités à imaginer un autrement – les manières d’être qui sont autres que le maintenant et qui sont constamment sur le précipice du devenir sans jamais se départir de leur prise sur la transformation – sont multiples. Une ligne c’est l’héritage porté de l’avant, le passage de la culture à travers le temps, mais tandis que nous regardons de l’avant, l’énergie de la ligne se diffracte, devenant plusieurs.

 

Et c’est alors que nous demandons : où d’autre ces lignes mènent-elle?

 

Wood Land School est un projet qui se poursuit sans lieu, ni forme fixes. Initié par Duane Linklater, Wood Land School : Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre est organisé par Duane Linklater, Tanya Lukin Linklater et cheyanne turions, avec Walter Scott.

 

 

Billy-Ray Belcourt (@BillyRayB) provient le nation Driftpile Crie. Il est candidat aspirant au doctorat au département d’études anglaises et cinématographiques à l’Université de l’Alberta. Sa recherche à venir se fera sous la supervision de Keavy Martin (Ph.D) avec pour titre préliminaire “The Indigenous Paranormal”. Récipiendaire d’une bourse Rhodes en 2016, Billy-Ray détient également une maîtrise en études féministes complétée à l'Université d'Oxford et à Wadham College. Sa thèse intitulée “Decolonial Sight : Indigenous Feminist Protest and the World-to-Come” plaidait en faveur d’un mode du regard capable de cerner les traces dévoyées d’un monde-à-venir lorsque posé sur le quotidien, sur les scènes de contestation et sur les occurrences de la violence. Billy-Ray étudie l'art, la littérature et le cinéma Autochtones et autorise ces objets à occasionner sa pensée sur l’anti-/ante-/ontologique, les devenirs-mondes queers, les futurs Autochtones, les deux valences de la non-souveraineté et l'éthique dans un présent colonial. Billy-Ray est aussi poète. Il a été nommé par CBC Books (à la Tracey Lindberg) l'un des six écrivains Autochtones à surveiller. Son travail a été publié dans Assaracus: A Journal of Gay Poetry, Decolonization, Red Rising Magazine, mâmawi-âcimowak, SAD Mag, Yellow Medicine Review, The Malahat Review, PRISM International, et The Next Quarterly. Son premier recueil de poèmes THIS WOUND IS A WORLD sera publié avec Frontenac House à la fin du mois de septembre 2017.

 

Maggie Groat est une artiste interdisciplinaire qui explore des médias variés incluant le travail sur papier, la sculpture, le textile, l’intervention in situ et la publication. Sa recherche actuelle s’intéresse à la question de la réactivité du site tout en se penchant sur la mouvance des territoires et les potentialités de manières d’être alternatives et décoloniales. Cette réflexion touche simultanément aux méthodologies du collage ainsi qu’aux enjeux de la transformation des matériaux récupérés en objets utilitaires vecteurs de spéculation, de vision et d'action. Groat a étudié les arts visuels et la philosophie à l'Université de York avant de fréquenter l'Université de Guelph où elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts en 2010. Elle a enseigné à l'Université de Guelph, à l'Université de Toronto ainsi qu’à l'Université Emily Carr d'art et de design où elle a obtenu en 2014 la résidence d’artiste Audain Artist Scholar in Residence. Groat a également été sélectionnée en 2015 pour le Sobey Art Award. Son travail a récemment fait l’objet de diverses expositions dans des lieux tels que Mercer Union, YYZ Artists’ Outlet, l’Art Gallery de l’Université de York, Western Front, la SFU Audain Gallery, le Rodman Hall Art Center et la Walter Phillips Gallery. En tant qu’éditrice en chef, l’artiste a travaillé sur deux publications collectives: The Lake (Art Métropole, 2014) et ALMANAC (Kitchener Waterloo Art Gallery, 2017). Groat est membre de la nation Skarù: reʔ. Elle vit et travaille entre l'Escarpement du Niagara et la rive sud-ouest du lac Ontario.

 

Rita Letendre est née à Drummondville en 1928 de parents aux origines abénaquises et québécoises. Elle débute sa carrière dans les années 1950 à Montréal et prend part dans un premier temps au mouvement Automatiste, s’associant plus tard aux Plasticiens. Pendant cette période, elle est souvent l’unique artiste femme à être présentée dans les expositions de groupe auxquelles elle participe et l’approche des peintres qui l’entourent lui paraît restrictive. Letendre décide de s’en éloigner et développe sa propre vision particulière, celle-là même qui lui a valu une reconnaissance internationale ainsi qu’un vaste historique d’expositions. Letendre a travaillé divers médiums passant du pinceau au couteau à palette, des pastels à la sérigraphie jusqu’à l’aérographe qu’elle introduit à sa pratique en 1971, avant de revenir aux pastels. Ayant participé à plus 65 expositions individuelles, son oeuvre inclut aussi bien des murales monumentales, faisant jusqu’à 60 pieds par 60 pieds, que les sérigraphies les plus délicates. Letendre parle souvent de son travail en termes de métaphores de lumière, d’obscurité et de mouvement dans un perpétuel engagement envers le processus de la découverte de soi. Elle suggère que c’est dans cette éternelle rencontre des forces que la lumière échappe à l'annihilation et survit. L’oeuvre de Rita Letendre est largement collectionnée à travers l’Amérique du Nord, aussi bien par des institutions publiques que par des organisations privées. Son travail a été exposé à travers le monde dans des centres majeurs tels que Paris, Rome, Londres, Osaka, New York, Los Angeles, San Francisco, Chicago, Détroit, Montréal, Toronto et Vancouver. Elle a été récemment présentée dans Rita Letendre: Fire & Light, une rétrospective majeure au Musée des beaux-arts de l’Ontario, co-commissariée par Wanda Nanibush et Georgiana Uhlyarik.    

 

Né en 1985, Walter Scott est un artiste interdisciplinaire travaillant l'écriture, la vidéo, la performance et la sculpture. En 2011, installé à Montréal, il débute Wendy, une série de bandes dessinées explorant le récit d'une jeune femme fictive vivant dans une grande ville. Celle-ci aspire à un succès planétaire et à la célébrité artistique mais voit constamment ses rêves échouer. Les postures de l’outsider et du shape-shifter sont au cœur de l'ensemble de l'œuvre. Nous y retrouvons aussi l'influence persistante d'icônes féministes telles que Elle Woods dans Legally Blonde et Kathy Acker, artiste, poète punk, romancière expérimentale et cinéaste. Wendy a été présentée dans Modern Painters, Canadian Art et Mousse Magazine, ainsi que mentionnée dans le magazine Frieze. Wendy a également fait l’objet de projets d'art public au Japon, à Vancouver et à Toronto. À l'automne 2016, Wendy's Revenge, la suite du roman graphique Wendy (2014), a été publiée par Koyama Press. Walter a également performé à Vancouver, à Toronto, à Berlin, à Montréal, à Chicago et à Varsovie.

 

Basé au Yukon, Joseph Tisiga est connu pour ses aquarelles et ses sculptures. Celles-ci réfléchissent sur l’histoire, sur l’hybridité des identités et sur une mythologie personnelle en perpétuelle évolution. Son travail combine des images inspirées par les influences sociales et philosophiques qui ont façonné son point de vue. Mais encore, ce que reflète le travail de Tisiga, c’est véritablement son amour pour de nouvelles approches au récit : plus c'est non-conventionnel, mieux c'est. Joseph Tisiga est né en 1984 à Edmonton et est membre de la nation Kaska Dene. Il est actuellement basé à Whitehorse. Son travail apparaît dans des collections institutionnelles telles que la collection du Musée des beaux-arts du Canada, celle du Musée des beaux-arts de Montréal ou encore la collection RBC ainsi que dans de nombreuses collections privées à Toronto, à Montréal et à Vancouver. Tisiga a été finaliste au concours de peinture RBC en 2009 et a été sélectionné pour le Sobey Art Award en 2011. Il a récemment été nommé lauréat du prix REVEAL Indigenous Award.

 

Charlene Vickers est une artiste d’origine Anishnabe de la Première Nation Wauzhushk Onigum vivant et travaillant à Vancouver. Elle utilise la peinture, le textile et l’installation pour explorer l’intersection entre le contemporain et le traditionnel tout en prenant en considération son ascendance Ojibwée ainsi que les enjeux de perception raciale, d’authenticité, de spectatorat et de réification. Vickers se penche sur la signification sociale et culturelle inhérente aux objets et mobilise ce faisant la répétition, la juxtaposition et l’abstraction pour créer de nouveaux objets lesquels examinent la mémoire, le territoire et la culture. Portant une attention particulière aux détails et aux matériaux, Vickers fait activement référence aux techniques artistiques traditionnelles Ojibwées de par la précision de son processus et la forme de ses compositions. Son travail corporéalise un processus de découverte de soi, du passé et du présent. Charlene Vickers a étudié la peinture à l’Institut Emily Carr d’art et de design. Elle détient un baccalauréat en études critiques et un diplôme de maîtrise en arts contemporains de l’Université Simon Fraser. Son travail a été exposé internationalement à Amsterdam, New York et Indianapolis, mais aussi localement à la grunt gallery et à la Richmond Art Gallery. Vickers a récemment montré son travail à la Vancouver Art Gallery dans le contexte de l’exposition Vancouver Special: Ambivalent Pleasures.

 

Zotom (1853-1913), détails à venir.

 

Événements du quatrième geste

Troisième geste

 

Dans le contexte de Under the Mango Tree - Sites of Learning à documenta14

 

Détails à venir.

 

 

 

Brian Jungen

En conversation

 

30 mars 2017

18 h - 20 h

 

Pour la première fois depuis plus de 20 ans, l'artiste Brian Jungen retourne au médium du dessin. Dans cette nouvelle série, produite spécialement pour Wood Land School : Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre, Jungen recense les façons dont la forme du désir se transforme selon les modes d'engagement modernes.

Il a, à cette occasion, rédigé un texte à propos de sa relation au dessin à lire ici.

Art21 Exclusive : Printing Two Perspectives - Brian Jungen

Brian Jungen (né en 1970 à Fort St. John, Colombie-Britannique, Canada) vit et travaille dans le Nord de l'Okanagan, en Colombie-Britannique. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment à Catriona Jeffries, Vancouver (2016); Kunstverein Hannover (2013); Bonner Kunstverein (2013); Art Gallery of Ontario, Toronto (2011); Strange Comfort, National Museum of the American Indian, Washington, DC (2009); Museum Villa Stuck, Munich (2007); Tate Modern, Londres (2006); Vancouver Art Gallery (2006); Witte de With, Rotterdam (2006); New Museum, New York (2005). Modest Livelihood, une oeuvre en collaboration avec Duane Linklater, a été présentée au Edinburgh Art Festival (2014); Art Gallery of Ontario, Toronto (2013); et Walter Phillips Gallery, centre Banff, en collaboration avec dOCUMENTA (13) (2012). Parmi ses récentes expositions de groupe figurent On Space and Place: Contemporary Art from Chicago, Los Angeles, Mexico City, and Vancouver, De Paul Art Museum, Chicago (2016); Residue: Persistence of the Real, Vancouver Art Gallery (2015); Sakahàn, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa (2013); et la Biennale de Shanghai (2012).

 

Remerciements à Catriona Jeffries, Studio Brian Jungen, New Leaf Editions.

ReCollection Kahnawake
Nuit blanche à Montréal, 14e édition

 

4 mars 2017

20 h minuit

par ReCollection Kahnawake

 

À la maison sur le territoire de Kanienkehaka : du milieu à la fin des années 60
Collection de photos documentaires

Photos provenant de la famille et des membres de ReCollection Kahnawake
 
Cette collection de photos de famille présente un certain contexte et un récit alternatif à l'image présentée au pavillon des Indiens du Canada durant l'Expo 67. Alors que le pavillon présentait la technologie et la culture de masse comme étant en opposition à l'intégrité personnelle et spirituelle autochtones, en fait, nous, les Kahnawa'kehró:non, savons que nous avons toujours été en mesure d'embrasser et de synthétiser ces développements dans notre quotidien. S’étendant juste de l’autre côté du cours d’eau depuis Montréal, Kahnawake n’a jamais été étranger à la vie urbaine, même à ses débuts. Le voyage, le commerce, et le style sont dans notre sang et nous avons les images pour le prouver.

 

- ReCollection Kahnawake

 

D’accord, mais ne nous l’enfoncez pas dans la gorge
Épisode audio 1

Un épisode parmi une série d’initiatives de recherche et de performances en art communautaire de ReCollection Kahnawake

Cet épisode audio est une reconstitution narrative d'entrevues orales menées avec des membres de ReCollection Kahnawake et quelques membres de la famille. Ces conversations viennent combler les lacunes de notre recherche.
 
Nous venons livrer un plaidoyer en faveur d’actions d’affirmation de souveraineté parmi les agendas politiques de différentes forces qui ont assumé une certaine agentivité sur le territoire mohawk. Notre travail, un mélange intergénérationnel de perspectives, s'étend des migrations d’après-contact sur les rives du Saint-Laurent; à la création en 1978 de la Kahnawake Survival School en réponse au projet de loi n°101 du Québec; aux enjeux contemporains liés à l'accès au territoire et à la perception régionale.

 

- ReCollection Kahnawake

ReCollection Kahnawake est un collectif en évolution d'artistes, de créateurs de théâtre et de chercheurs d'histoire qui travaillent à la création d'une pièce de théâtre multi-arts et de marionnettes à grande échelle prévue pour 2019, en collaboration avec le Centre culturel et linguistique Kanien'keháka Onkwawén: na Raotitióhkwa. Offrant des formations et créant à partir de la recherche artistique et la collecte d'histoires orales, ReCollection Kahnawake arrondit le récit local à travers une activité internationale et la création de contenus originaux.

 

ReCollection Kahnawake est composé de : Ange Loft, Jonas Gilbert, Iehente Foote, Tehatkathonnions Bush, Jennifer Kaiennenhawi Cross, Adriana Garisto, Jade McComber, Jayden Montour et Walter Scott

 

Contributeurs ayant fourni les photos : Patricia Loft et la famille Snow, Jonas Gilbert et la famille Gilbert 

 

Voix contribuées au projet : ReCollection Kahnawake, Chester Gilbert, Andrew Montour, Dorothy Montour, Mary Montour-Gilbert, Michael Loft et Tassisiak Loft

 
 

Lancement du deuxième geste

Performances d'Elisa Harkins, Tsēma Igharas, Hilda Nicholas

Des oeuvres de Joi T. Arcand, Elisa Harkins & Nathan Young, Tsēma Igharas, Brian Jungen, Gabrielle L’Hirondelle Hill, Marianne Nicolson, Annie Pootoogook et Wendy Red Star

 

11 Mai 2017

18 h à 20 h

 

Wood Land School: Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre est conçue comme une exposition d'une durée d'un an qui se déploie à travers une série de gestes — un ensemble d'activités qui font entrer et sortir des œuvres de l'espace de la galerie — de sorte que l'exposition est en constant devenir.

 

Le premier geste s’est penché sur le pouvoir que possède la ligne de marquer l'histoire et d’invoquer la mémoire. Dans ce premier geste, nous avons considéré ce que signifie hériter d’une histoire. Nous avons formulé des revendications pour les endroits où nous nous sommes sentis formés. Nous avons proposé que cela soit l’une des façons potentielles de prendre la ligne.

 

Dans le deuxième geste, nous nous demandons: comment la ligne se comporte-t-elle? Sous forme de vidéos, photographies, sculptures, dessins et performances, les œuvres du second geste nous montrent comment occuper le présent. Ici, la ligne agit comme un point de départ pour les relations autochtones, pour cartographier le temps, la famille, les langues autochtones et les relations entre non-humains dans le présent. Et pourtant, ce n'est pas une ligne de pensée singulière. Que devient une ligne de réflexion lorsqu’elle s'est effondrée ou qu’elle est ébranlée? Dans ce second geste, nous compliquons l'idée de la ligne et de la matérialité, et conversons avec cette dernière.

 

Wood Land School: Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre a soulevé de nombreuses questions et idées - pour Wood Land School, pour SBC, pour les artistes et pour nos publics. Collectivement, nous considérons comment cette ligne agit, se pense et s'articule dans cette condition que nous avons créée ou dans laquelle nous sommes impliqués.

 

 

Joi T. Arcand est une artiste photographe de la Première nation crie de Muskeg Lake qui vit actuellement  à Ottawa, en Ontario. Elle a obtenu son baccalauréat en beaux-arts de l'Université de la Saskatchewan en 2005. En 2006, avec Felicia Gay, elle a cofondé la Red Shift Gallery, une galerie d'art contemporain autochtone à Saskatoon. En 2012, elle a fondé kimiwan 'zine, une publication trimestrielle sur les arts autochtones. Le travail d'Arcand a récemment été exposé à la Biennale d’art contemporain autochtone - Art Mur (Montréal), Kenderdine Art Gallery (Saskatoon), aka artist-run (Saskatoon), Access Gallery (Vancouver) et sur la scène internationale à Seattle, Londres (R.-U.) et en Belgique. Elle a récemment été nominée par Jeff Thomas pour l'exposition Continuum de la Galerie Karsh-Masson, une exposition d'artistes émergents utilisant l’art issu de la photographie, et organisera également une exposition à la Gallery 101 (Ottawa) qui débutera en septembre 2017.

 

Elisa Harkins est une compositrice et artiste amérindienne (Cherokee / Muscogee) originaire de Miami, dans l’Oklahoma. Harkins est titulaire d’un baccalauréat en arts du Columbia College Chicago et d’une maitrise en beaux-arts du California Institute of the Arts. Depuis, elle a continué ses études à la Skowhegan School en Peinture et Sculpture.

Son travail traite du concept de "Performing Life", dans lequel la performance croise son expérience réelle vécue. S'attaquant à des sujets tels que l'adoption, l'enrôlement et l’Indian Arts and Crafts Act créé en 1990, Harkins se sert de la musique électronique, de la sculpture et du corps comme outils. Elle a exposé son travail à The Hammer Museum, The Broad Museum, Honor Fraser, MOCA North Miami et à MCA Chicago. Harkins est une membre inscrite de la tribu Muscogee (Creek).

 

Nathan Young (né en 1975, Tahlequah, Oklahoma) est un artiste et compositeur multidisciplinaire dont la pratique élargie intègre le son, la vidéo, le documentaire, l'animation, l'installation, l'art engagé socialement et la musique expérimentale et improvisée. Le travail de Nathan fait souvent appel au spirituel et au politique et réinvente l'imagerie sacrée autochtone afin de compliquer et subvertir les idées préconçues du sublime. Nathan est l’un des fondateurs et ancien membre du collectif d'artistes Postcommodity (2007-2015) et détient une maitrise en beaux-arts du programme Musique / Son de Bard College’s Milton-Avery School of the Arts.

 

Tsēma Igharas (officiellement Tamara Skubovius) est une artiste interdisciplinaire et membre de la Première nation Tahltan. Elle a étudié le Design « ligne-forme » du Nord-Ouest Pacifique à K'saan (2005/06), a obtenu un baccalauréat en beaux arts de l’ECUAD (2011) et une maîtrise en beaux-arts de OCADu (2016). Tsēma a présenté son travail dans des expositions de groupe d’envergure, notamment Interweavings, une exposition pour les artistes émergents des Premières Nations ayant obtenus une bourse de la YVR Art Foundation (RAG 2014/15), Une révolution culturelle : Biennale d'art contemporain autochtone à Montréal ainsi qu’au Festival Luminato à Toronto (2016). Tsēma Igharas est diplômée du programme de maîtrise interdisciplinaire en Art, Media and Design de l’OCADu où elle a présenté sa thèse, LAND|MINE, qui relie les matériaux aux sites miniers, et les corps à la terre.

 

Brian Jungen (né en 1970 à Fort St. John, Colombie-Britannique, Canada) vit et travaille dans le Nord de l'Okanagan, en Colombie-Britannique. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment à Catriona Jeffries, Vancouver (2016); Kunstverein Hannover (2013); Bonner Kunstverein (2013); Art Gallery of Ontario, Toronto (2011); Strange Comfort, National Museum of the American Indian, Washington, DC (2009); Museum Villa Stuck, Munich (2007); Tate Modern, Londres (2006); Vancouver Art Gallery (2006); Witte de With, Rotterdam (2006); New Museum, New York (2005). Modest Livelihood, une oeuvre en collaboration avec Duane Linklater, a été présentée au Edinburgh Art Festival (2014); Art Gallery of Ontario, Toronto (2013); et Walter Phillips Gallery, centre Banff, en collaboration avec dOCUMENTA (13) (2012). Parmi ses récentes expositions de groupe figurent On Space and Place: Contemporary Art from Chicago, Los Angeles, Mexico City, and Vancouver, De Paul Art Museum, Chicago (2016); Residue: Persistence of the Real, Vancouver Art Gallery (2015); Sakahàn, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa (2013); et la Biennale de Shanghai (2012).

 

Gabrielle L'Hirondelle Hill est une artiste et auteure Crie-Métis de Vancouver, Colombie-Britannique, territoire non cédé Salish de la côte. Les sculptures et les installations de L'Hirondelle Hill examinent les enjeux économiques, notamment les pratiques associées à l’économie au noir et les économies autochtones. Son travail a été exposé à la TRU Gallery à Kamloops, C.-B.; Gallery Gachet, grunt gallery, et Sunset Terrace à Vancouver; ainsi qu’à Get This! Gallery à Atlanta, GA. Plus récemment, les œuvres de Gabrielle ont été présentées dans les expositions To refuse/ To wait/ To sleep à la Morris and Helen Belkin Art Gallery à Vancouver, et like an old friend à Gallery 44 à Toronto.

 

Kanerahtenhá:wi Hilda Nicholas est directrice du Centre linguistique et culturel dans sa communauté de Kanehsatà:ke et présidente de l'Association pour la préservation de la langue mohawk, une organisation à but non lucratif pour la préservation, la revitalisation et la promotion de la langue mohawk. Sa ténacité et son énergie ont permis de faire fonctionner ces programmes malgré un financement insuffisant et un climat d’incompréhension général. Kanerahtenhá:wi, son parcours d’amour et de respect pour la langue Kanien'kéha (Mohawk) a commencé dans la cuisine de sa grand-mère. Sa grand-mère lui a enseigné comment lire et écrire mohawk quand elle était enfant. Elle a ensuite mené une carrière d'enseignante. Elle a travaillé comme directrice du Language and Culture and Curriculum Centre pendant plusieurs années. La journée Language Day Plays, un événement auquel participaient six communautés mohawk, a été organisée pendant sept ans sous sa direction et grâce à ses efforts inlassables. Elle a également travaillé comme hôtesse, narratrice et a traduit de nombreux documentaires sur les luttes liées à la préservation de la langue à travers le Canada. Ces séries ont été diffusées sur Aboriginal Television Network. Parmi tous ses efforts dans le domaine de la préservation de la langue, elle a également une vaste expérience en administration et a siégé à de nombreux comités et conseils.

 

Marianne Nicolson ('Tayagila'ogwa) est une artiste de descendance écossaise et Musgamakw Dzawada̱’enux̱w. Les Musgamakw Dzwada̱’enux̱w font partie des Kwakwaka'wakw (nations parlant le Kwak’wala) de la côte Nord-Ouest. Sa formation englobe à la fois les formes et la culture Kwakwaka'wakw traditionnelle et une pratique artistique euro-occidentale. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux arts de la Emily Carr University of Art and Design (1996), une maîtrise en beaux-arts (1999), une maîtrise en linguistique et anthropologie (2005) et un doctorat en linguistique et anthropologie (2013). Elle a exposé ses œuvres à échelle locale, nationale et internationale en tant que peintre, photographe et artiste d'installation, a écrit et publié de nombreux essais et articles, et a participé à de multiples conférences. Toute sa pratique porte sur des questions d'histoires et de politiques autochtones émergeant d'une implication passionnée dans la revitalisation culturelle et la justice sociale.

 

Annie Pootoogook (1969-2016) était une artiste Inuk de Cape Dorset, Nunavut, d’une grande influence. Petite-fille de l'illustre artiste Pitseolak Ashoona et fille des artistes Napachie Pootoogook et Eegyvudluk Pootoogook, elle est surtout connue pour ses dessins représentant la vie contemporaine dans l'Arctique. Pootoogook a reçu le prestigieux Prix Sobey pour les arts en 2006. Son travail a été exposé à la Power Plant Contemporary Art Gallery de Toronto (2006); La Biennale de Montréal et Art Basel (2007); documenta 12, Kassel, Allemagne (2007); National Museum of the American Indian, New York (2009); la Biennale de Sydney (2010) et l'exposition d’ensemble, l’exposition-bilan, l’exposotion état des lieux Oh, Canada (2014).

 

L'artiste Wendy Red Star travaille à travers les disciplines pour explorer les intersections des idéologies Amérindiennes et des structures colonialistes, à la fois historiquement et dans la société contemporaine. Élevée sur la réserve d'Apsáalooke (Crow) dans le Montana, le travail de Red Star repose à la fois sur son héritage culturel et son engagement envers de nombreuses formes d'expression créative, telles que la photographie, la sculpture, la vidéo, les arts textiles et la performance. Chercheuse avide d'archives et de récits historiques, Red Star entreprend d’intégrer et de remanier ses recherches, offrant des perspectives nouvelles et inattendues dans un travail à la fois inquisiteur, spirituel et troublant. La collaboration intergénérationnelle fait partie intégrante de sa pratique, de même que la création d’un forum pour l'expression des voix des femmes autochtones dans l'art contemporain. Red Star a exposé aux États-Unis et à l’international notamment au Metropolitan Museum of Art, la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain, le Domaine de Kerguéhennec, Portland Art Museum, Hood Art Museum, St. Louis Art Museum et Minneapolis Institute of Art. Elle a été invitée en tant que conférencière dans des institutions telles que Yale University, Figge Art Museum, Banff Centre, National Gallery of Victoria à Melbourne, Dartmouth College, CalArts, Flagler College, Fairhaven College, et I.D.E.A. Space à Colorado Springs. En 2015, Red Star a reçu une bourse destinée aux artistes émergents de la Fondation Joan Mitchell. En 2016, elle a participé au Contemporary Native Photographers and the Edward Curtis Legacy au Portland Art Museum, et a récemment monté une exposition solo dans le cadre de la série APEX du musée. Red Star détient une maitrise en beaux-arts de la Montana State University, Bozeman et une maitrise en sculpture de University of California à Los Angeles. Elle vit et travaille à Portland, OR.

 

 
 
 
 

Layli Long Soldier

Une ligne à travers le deuil

  

Samedi 18 février 2017

16 h 18 h

par Layli Long Soldier

 

Une performance de poésie et une installation conçues spécialement pour Wood Land School: Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre.

 

Lecture
Layli Long Soldier effectuera la lecture d’un nouveau travail consacré à la perte et à la saison de l'hiver; une méditation circulaire sur le deuil personnel et communautaire. La discussion mettra de l’avant des idées de dénomination, de questionnement, et des méthodes pour faire face à la perte. 

Installation
Une ligne à travers le deuil est une installation interactive de Layli Long Soldier, consacrée à la perte et à la saison de l'hiver, méditant sur le deuil personnel et communautaire. Les spectateur.trices sont invité.es à partager les noms de personnes, de lieux ou de parties d'eux.elles-mêmes qu'ils ont perdus; les questions importantes que soulève la perte; et les moyens traditionnels ou personnels pour faire face au deuil. Les soumissions seront coalisés pour former un poème de groupe collaborative - une chanson d'honneur en quelque sorte - à la fin de l'installation.

 

Avec la contribution de Scott Thomas (Ph.D) (un papillon, une pierre et des plumes)

Layli Long Soldier est titulaire d'un baccalauréat en beaux-arts du Institute of American Indian Arts et d'une maîtrise en beaux-arts de Bard College. Elle a été collaboratrice à la rédaction de Drunken Boat. Ses poèmes ont paru dans The American Poet, The American Reader, The Kenyon Review Online, et d'autres publications. En 2015, elle a été récipiendaire de la bourse NACF National Artist Fellowship et d’une bourse de la Lannan Literary Fellowship 2015 et en 2016 d'un Whiting Award in Poetry. Son travail de poésie, WHEREAS, sera publié par Graywolf Press en mars 2017. Long Soldier réside à Santa Fe, au Nouveau-Mexique.

Heather Igloliorte, Beatrice Deer et Wood Land School

Lancement du premier geste

 

Samedi 21 janvier 2017

16 h 18 h

avec Dre. Heather Igloliorte et Beatrice Deer

 

Wood Land School : Kahatenhstánion tsi na’tetiatere ne Iotohrkó:wa tánon Iotohrha / Traçant des lignes de janvier à décembre débute avec un hommage à la défunte artiste inuk Annie Pootoogook, avec des lectures de l’historienne de l’art inuk du Labrador Dre Heather Igloliorte, de l'artiste et activiste inuk Béatrice Deer et de Wood Land School.

Beatrice Deer vient d’un petit village inuit éloigné du nom de Quaqtaq, au Nunavik, Québec. Son premier album a reçu le prix du Meilleur album culturel inuit de 2005 au Prix d’excellence pour la musique autochtone canadienne. En 2010, son deuxième album a été très bien accueilli par une communauté de fans à la fois solide et grandissante, et a été suivi peu après par l’un des rêves de sa vie : lancer un album de Noël. Bea porte chèrement dans son cœur sa connaissance de la culture inuite. L’encouragement de ses pairs, et les formations avec ses pairs, jumelés à une curiosité respectueuse pour l’artisanat a mené Beatrice à continuer le chant de gorge. Elle vit à Montréal depuis 2007. Les membres du groupe The Beatrice Deer Band, ensemble depuis 2010, vivent également à Montréal et jouent régulièrement à divers endroits à proximité ou éloignés.

 

Dr. Heather Igloliorte est une Inuk du territoire Nunatsiavut. Elle est professeure adjointe d’histoire de l’art et titulaire de la chaire de recherche de l'Université Concordia en histoire de l'art et en engagement communautaire autochtones à Montréal, ainsi que commissaire indépendante de l’art inuit et d’autres arts autochtones. L’enseignement et les sujets de recherche d'Igloliorte portent sur la culture visuelle et matérielle autochtones de l’Amérique du Nord, les études sur l'art circumpolaire, la performance et l'art médiatique, l'exposition mondiale des arts et de la culture autochtones et les questions de colonisation, de souveraineté, de résistance et de résilience. Heather a organisé quatre expositions tout au long de 2016: l’exposition Disrupt Archive: Dayna Danger et Cecilia Kavara Verran à la galerie La Centrale (mars-avril); l'exposition permanente Ilippunga: La collection d'art inuit Brousseau au Musée national des beaux-arts du Québec (ouverte en juin 2016); le festival inuit circumpolaire iNuit blanche (co-commissariat) (octobre 2016); et la l’exposition en tournée nationale SakKijâjuk: Art and Craft du Nunatsiavut (ouverture Octobre 2016 à The Rooms Provincial Art Gallery Division).