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Capture d’écran, 22 mars 2022 à 13h08, captation en direct (live stream) "Faucons pèlerins de l'Université de Montréal”, http://www.fauconsudem.com/

FAUCONS PIGEONS
12/04 - 16/04
La galerie sera fermée le vendredi 15 Avril

EVENEMENTS
À PROPOS DE L'EXPOSITION

Ouverture

Mardi 12 avril de 17h à 19h

Journée « Commissaires en salle » 

Samedi 16 avril 2022 

 

Séances de médiation par le collectif d'étudiantes derrière l'exposition. 

Table ronde : "Captations urbaines, visibilité et spécisme médiatique"

En ligne le 12 avril à 15h

Participants : Chloé Roubert, Eve Belisle, Vincent Lavoie, Christina Contandriopoulos, Sophie Dubeau Chicoine 


L’exposition FAUCONS PIGEONS nous amène à reconsidérer nos préconceptions sur ces deux espèces aviaires et notre rapport à celles-ci d’un point de vue humain. La survisibilité des pigeons par rapport à l’invisibilité des faucons dans la sphère urbaine devient ici matière à réflexion dans cette table ronde réunissant artiste et chercheurs.

Balado : "Interdiction de nourrir les pigeons"
Avec Guillaume Éthier, Chloé Roubert, Christina Contandriopoulos et Béatrice Poitras 

www.cadrebati.org

L'épisode sera disponible à partir du 15 avril

Comment percevoir les rapports unissant les pigeons, les faucons et le cadre urbain ? Quels sont les moyens architecturaux et urbains mis en place pour contrer la présence de l’un et inciter l’épanouissement de l’autre ? De plus, dans un contexte où les municipalités s'avèrent de plus en plus aseptisées, c’est-à-dire exemptes de toute saleté, comment envisager une telle cohabitation entre humains et non-humains ? Chloé Roubert, artiste-invitée dans le cadre de l’exposition Faucons et pigeons, traite ouvertement de cette question de l’aseptisation dans son projet A pigeon’s perspective (2013).


Lors d'un épisode du balado Cadre Bâti, enregistré au sein même de la galerie SBC, l’animateur et urbaniste Guillaume Éthier discutera à micros ouverts avec l’artiste Chloé Roubert, l’historienne en architecture Christina Contandriopoulos et l’étudiante en histoire de l’art Béatrice Poitras. 

Faucons et pigeons ont fait leur nid depuis longtemps à Montréal. Les faucons vivent en hauteur, sur les toits des gratte-ciel, loin des regards. Les pigeons quant à eux, sont invisibilisés par leur nombre et la banalité de leur présence, souvent jugée nuisible. Les deux espèces entretiennent des liens étroits avec les humains. Pourtant, le regard posé aujourd’hui sur chacune n’est pas le même, qu’il soit scientifique, artistique ou citoyen.

 

Par le biais de la diffusion en direct des images du nichoir de faucons de l’Université de Montréal et les marches-pigeons de l’anthropologue-commissaire Chloé Roubert, l’exposition interroge le regard différencié sur la vie animale, mais aussi sur les rapports sociaux en milieu urbain.

 

Les deux projets, bien que forts différents dans leur méthode, se fondent sur une observation détaillée et minutieuse de ces espèces aviaires.   L’exposition propose un dialogue, autrement improbable, entre  les dimensions artistique, anthropologique, citoyenne, scientifique et environnementale contenues dans ces univers.

Une petite communauté d’ornithologues amateurs se regroupe chaque jour autour de la diffusion en direct des images du nichoir à faucons installé au 23e étage du pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal.  Plusieurs y vont de leurs commentaires sur le forum de discussion en direct. Eve Bélisle, associée de recherche de l’École Polytechnique, avait remarqué les oiseaux et fait installer un nichoir en 2008. Les faucons y sont scrutés de près et bagués pour suivre leurs éventuels déplacements. Le groupe leur attribue des prénoms et on tient registre de leur généalogie. Les événements cruciaux de leur vie sont documentés et partagés sur les réseaux sociaux au plus grand plaisir des enthousiastes de la faune ailée.


La diffusion du nichoir, plonge la galerie dans une atmosphère urbaine.  La hauteur, la sensation d’immensité, la vue inversée sur la ville en dessous et le souffle du vent est omniprésent. Puis il y a le temps, la lenteur, l’attente. Parce que les faucons ne sont pas à la disposition du regard des visiteurs. C’est peut-être ce qui explique la sensation de surprise chaque fois que l’un d’entre eux fait son entrée. Le faucon est aussi un carnassier et un habile chasseur, notamment de pigeons. Les scènes de prédation rappellent son animalité, ce côté sauvage incongru dans la grande ville.
 

LES ARTISTES

Chloé Roubert (ethnologue et commissaire) ; Ève Belisle (ornithologue amateure, Université de Montréal)

LES COMMISSAIRES

 

Projet d'exposition collective réalisé par Pénélope Bégin, France Cantin, Arianne Comeau, Sophie Dubeau Chicoine, Manon Duchesne, Sandrine Fratello, Anaïs Kechidi, Julie Lachapelle, Judith Léonard-Racicot, Julie Livan, Rachel Moyart-Soucy, Laura Pelletier-Robert, Béatrice Poitras, Andréa Provençal, Fannie Robitaille, Nika Zabihi-Sissan (étudiantes en histoire de l’art à l’UQAM), sous la direction de Christina Contandriopoulos et Valeria Tellez Niemeyer

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