LE FORMAT COURT

BIOGRAPHIES

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GEORGE BARBER

Absence of Satan

R.-U., 1985
4 minutes 50 secondes, Couleur, Son

 

Une superbe femme crie à quelque chose de hors-champ. Paul Newman apparait en mangeant une salade, et soudainement, nous assistons à la célèbre séquence où il ferme une portière de voiture, avec l’hélicoptère. Absence of Satan est probablement une des meilleures œuvres scratch  de George Barber, et forme un habile remaniement de la narration et des clichés cinématographiques. George Barber est l’un des pionniers des vidéos scratch qui sont apparus au R.-U. au milieu des années 80. Les vidéos scratch revisitent de vieilles images tirées du cinéma et de la télévision, assemblant une mosaïque d’images en apparence incongrues pour former un nouveau sens. Cette technique a été comparée au scratching dans la musique hip-hop, d’où le nom. 

 

George Barber est né à Georgetown, en Guyane, et a étudié à la St Martins School of Art ainsi qu’à la Slade School of Fine Art. Au début de sa carrière, sa compilation The Greatest Hits of Scratch Video a été reconnue à l’échelle internationale et est devenue une œuvre d’une grande influence. La narration et les enregistrements trouvés semblent être au centre de la plupart de ses œuvres, les déconstruisant ou essayant en tant qu'artiste de faire émerger une approche contraire à l'intention originale de l'auteur. Barber a créé de nombreux morceaux de vidéos low-tech et a contribué dans les années 1990 à la définition d'une esthétique « slacker » émergente qui a joué un rôle important sur la jeune génération d'artistes vidéo.

 

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

 

CATHERINE ELWES

 

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R.-U., 1986
4 minutes

 

« Un élégant vidéo formé de deux images à peine, un enfant qui tape sur un verre et un pianiste. Elwes semble être parvenue à créer un style simple mais touchant, qui fait un contrepoids rafraichissant aux vidéos surchargées de ses contemporains masculins. » - Nick Houghton

 

Née en 1952, à Saint-Maixent, en France, Catherine Elwes a complété en 1979 un baccalauréat en beaux-arts de la Slade School of Art de Londres, et une maîtrise en médias de l'environnement, au Royal College of Art, en 1982. Entre 1977 et 1981, sa formation initiale en peinture l’a conduit à la réalisation d’oeuvres de performance dans différents lieux et festivals. À partir de 1981, elle a commencé à se spécialiser dans la vidéo et l'installation vidéo. Elle est directrice du programme Digital Editing Research au Camberwell College of Art de Londres et directrice des échanges culturels britanno-canadiens avec le College of Art and Design de l'Ontario.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online 

NICKY HAMLYN

 

Minutiae

R.-U., 1990
1 minute, Couleur, Son

 

Nicky Hamlyn est un cinéaste clé du R.-U. des 30 dernières années, ayant produit une grande quantité d’œuvres, tant pour l’écran qu’en installations, en 16 mm et en vidéo. Les films d’Hamlyn proposent une rencontre délicate mais rigoureuse entre les objets et leur représentation, dont les motifs épousent des espaces (des fenêtres, des pièces, des paysages, des jardins) qui établissent un parallèle avec le cadre de la caméra dans les deux sens, c’est-à-dire la forme de l’écran et les expositions à une image. - A.L. Rees, A History of Experimental Film and Video.

 

Nicky Hamlyn a présenté ses films et vidocassettes à différents endroits à travers le monde depuis 1974, notamment au Images Festival à Toronto, au New York Film Festival, au National Film Theatre et à la Tate Britain. Nicky a été un membre actif de la London Filmmakers Co-operative, co-fondateur et éditeur de The Undercut Reader et est l’auteur de Film Art Phenomena:  A Survey of Experimental Film and Video (2003).

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online 

BARBARA HAMMER

 

Dyketactics

Film 16 mm, USA, 1974
4 minutes, Couleur, opt

 

Une célèbre "pub" lesbienne, une série de 110 images de touchers sensuels, dans des séquences A, B, C, D montées de manière kinesthésique. «Les images sont variées et rapidement montrées au début du film, pour présenter les personnages d’une certaine façon. La seconde moitié du film est bien plus lente, et soudainement, je me vois retenant mon souffle, devant ces images d’amour sensuel saisies par un profond regard artistique.» - Elizabeth Lay, Plexus.

 

Barbara Hammer est une artiste cinéaste connue à l’échelle internationale qui a fait plus de quatre-vingts films et vidéos, et qui est considérée comme une pionnière du cinéma expérimental lesbien-féministe. Dyketactics (1974) a été présenté en 2004 dans le programme Sexy Lesbian Shorts du LUX salon, une série régulière de projections gratuites au bureau LUX à Dalston, Londres.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX online

SIMON HARTOG

 

Soul in a White Room alternative

Film 16 mm, R.-U., 1968
3 minutes 30 secondes, Couleur

 

«Soul in a White Room a été tourné par Simon Hartog aux alentours de l’automne 1968. La musique de la trame sonore est Cousin Jane par Troggs. L’homme est Omar Diop-Blondin, et je ne me souviens plus du nom de la femme. Omar était un étudiant actif en 1968 durant "les événements de mai et de juin" à la Faculté de Nanterre de l’Université de Paris. Au même moment, Godard était à Londres pour tourner Sympathy For The Devil / One Plus One avec les Stones et Omar y était également, apparaissant avec Frankie Y (Frankie Dymon) et d’autres Black Panthers à Londres... Peut-être Michael X aussi. Après son retour au Sénégal, Omar a été emprisonné et tué en détention en 71 ou 72. Je crois que son destin est bien connu des Sénégalais.» - Jonathan Langran

 

Simon Hartog (8 février 1940 - 18 août 1992), né en Angleterre, était un membre fondateur de la London Filmmakers' Co-operative, l’organisation-clé dans l'élaboration d'une avant-garde indépendante dans la Grande-Bretagne des années 1960. Son engagement envers le cinéma se traduisait entre autres par un intérêt passionné pour le Troisième Cinéma d'Afrique et d'Amérique du Sud. Hartog a été actif dans le groupe de pression de la Independent Filmmakers' Association qui a fait campagne pour une chaîne 4 véritablement indépendante et innovante. Juste avant son décès, il a terminé Beyond Citizen Kane, son film sur le développement de la télévision au Brésil, se concentrant sur le rôle de la TV Globo. Il est mort avant la diffusion du programme et les controverses ultérieures qui ont surgi au Brésil.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

IAN HELLIWELL

 

Return To The Light

R.-U., 2001
2 minutes, Couleur

 

Provenant des séquences retranchées et blanchies du film de 1998 Into The Light, ce court extrait présente en superposition un film super 8 directement dans le faisceau d’un projecteur.

 

Depuis 1992, Ian Helliwell opère depuis son QG à Brighton et a produit de la musique expérimentale, des films Super 8, des installations, des instruments électroniques et des projections de spectacles de lumières pour des concerts et des soirées. Il a complété une série de courts métrages explorant différentes techniques, incluant la peinture à la main, le blanchiment, le grattage et la technique d’animation image par image. Il emploie d’ailleurs une méthode "sur le terrain" similaire dans sa musique électronique.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

KURT KREN

 

Pygmalion Event

Film 16 mm, R.-U., 2008
4 minutes, Couleur, muet

 

La double projection simultanée de The Pygmalion Event s’intéresse à la notion de métamorphose et de transitions dans le processus de la cognition. L’écran de gauche montre un prêtre de la chapelle du monastère dominicain de Vence, en France, alors qu’il met ses tenues de cérémonie et les présente au spectateur. La chapelle de Vence a été conçue par Henri Matisse, en tant que Gesamtkunstwerk (un terme allemand intraduisible qui évoque une œuvre d’art totale, complète), des fenêtres aux robes liturgiques du prêtre. Sur l’écran de droite, un film semble réagir à la séquence de l’écran de gauche, alors que ses images correspondent aux actions du prêtre. Des couleurs, paysages ou pictogrammes sont évoqués et constituent un commentaire formel à la structure narrative du film à gauche. Tout comme deux systèmes linguistiques différents réagissent l’un à l’autre, les images changent au gré de celles qui les accompagnent sur l’autre écran.

 

Rosalind Nashashibi est née en 1973 à Croydon, au sud de Londres. Elle a étudié à la Sheffield Hallam University ainsi qu’à la Glasgow School of Art. Son travail est présenté à l’international et ses expositions individuelles récentes ont notamment eu lieu à New York, Bâle, Christchurch, Londres, Glasgow et Dublin. Elle a gagné le prix Beck's Futures en 2003.

 

Née à Cambridge en 1975, Lucy Skaer vit et travaille à Londres et à Glasgow. Skaer emploie dans son travail une gamme de médias, incluant le dessin, la sculpture et la vidéo. Ses pièces à couches multiples oscillent entre le symbolique et le documentaire, tissant ensemble des images tirées des médias, des motifs picturaux, des diagrammes, des éléments héraldiques, etc., et les transformant en œuvres complexes qui nécessitent une lecture attentive. Outre le développement de sa pratique personnelle, Skaer a collaboré avec Rosalind Nashashibi sur des projets, notamment Flash at the Metropolitan, exposé dans le cadre de la 3e Biennial for Video Art, à Malines, en Belgique (2007), et est également membre fondatrice du groupe d'artistes Henry VIII’s Wives.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online for Nashashibi and LUX Online for Skaer

6/64: Mama und Papa – Materialaktion Otto Mühl

Film 16 mm, Autriche, 1964
3 minutes 48 secondes, muet

 

Avec son sixième film 6/64: Mama und Papa, Kren traite d’un sujet qui à l’époque était considéré révolutionnaire et même explosif. Il commença à filmer des "actions" et des "évènements" mis en scène par Otto Muehl et Gunter Brus, et par le Vienna Institute for Direct Art. (Stephen Dwoskin) 

Kren a réalisé huit films d’après les aktions de Muehl et Brus. Loin d’être des documentaires, ces films prennent les images des materialaktions et les transforment en aktions distinctes des films eux-mêmes. Ce film considère les materialaktions comme enquêtes à part entière. Bien que les materialaktions de Muehl et Brus étaient spécifiques à un temps et à un lieu propre, leur sens et leur pouvoir provenant justement de l’emplacement de ces performances, les réponses de Kren existent en temps filmique et séparé de manière spatio-temporelle entre chaque représentation (projections de film).


La méthode de travail de Kren ne tient plus la structure matérielle du film pour acquise, plutôt que l’image elle-même. Le film de 3 minutes 6/64, d’après la materialaktion Mama und Papa de Muehl, est composé de courts plans (moins d’une seconde, souvent quelques images à peine), assemblés selon une musique déjà orchestrée. Les images chargées émotionnellement de corps nus recouverts de différents liquides, se tordant dans des actes pervers, sont ponctuées par leurs répétitions rapides et régulières, dans le système mathématiquement précis du montage. Cela produit un film où la tension est saisissante. - David Levi Strauss, "Notes on Kren: Cutting Through Structural Materialism or, "Sorry. It had to be done." dans Cinematograph I, San Francisco 1985.

 

Kurt Kren (1929 -1998) est un artiste autrichien qui s'est beaucoup investi dans le cinéma expérimental. Il est connu entre autres pour avoir immortalisé les actionnistes de Vienne dans les années 60.


Source: http://www.quinzaine-realisateurs.com/kurt-kren-r9187.html

 

Les réalisations de Kurt Kren en matière de montage de courts extraits, dans ses premières œuvres, étaient en avance sur le reste du monde (du film), autant sur le plan de la forme que du contenu. Kren était un pionnier: un avant-gardiste dans le meilleur et le plus classique des sens. Un cinéaste qui sait penser en images comme peu d’autres dans le métier, et qui a réalisé ces images dans les films qui sont parmi les "plus belles" et "les plus importantes" de l'histoire du cinéma. - Peter Tscherkassky

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

 

 

NASHASHIBI / SKAER

 

GRACE NDIRITU

 

Natural Disasters No. 2 Tremor

R.-U., 2007
2 minutes 22 secondes, Couleur, Son

 

Dans cette œuvre, la nature est réimaginée dans un jeu d’absence et de présence. Les tremblements de terre et les petites secousses intérieurs reflètent les catastrophes réelles à petite échelle.

 

Grace Ndiritu (Kenya/R.-U.) a étudié le design textile à la Winchester School of Art. Ses archives de plus de quarante vidéos "fabriqués à la main", sa photographie expérimentale, sa peinture et ses performances chamaniques ont été largement exposées. Ses plus récentes expositions individuelles et de groupe, performances et projections ont été présentées à La Ira De Dios, Buenos Aires (2014); Museum Modern of Art, Varsovie (2014); MACBA, Barcelone (2014); Musée Chasse & Nature et Centre Pompidou, Paris (2013); Biennale de Bamako (2011); ICA Artist Film Survey, Londres (2011); International Center of Photography, New York (2009); Chisenhale Gallery, Londres (2007); et la 51e Biennale de Venise (2005). Ses écrits sur l’art expérimental ont été publiés par Animal Shelter Journal Semiotext(e) MIT Press, Metropolis M art magazine et Oxford University Press. Grace Ndiritu est representée par la Klowden Mann Gallery, Los Angeles.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

 

JAYNE PARKER

59 ½ secondes for a string player (versions 1-3) (part of Foxfire Eins)

R.-U., 2000
3 minutes, Noir et blanc, Son

 

Composé par John Cage en 1953, et interprété par Anton Lukoszevieze, il existe plusieurs versions de ce film, chacune d’une durée d’une minute. Même si la musique est identique, les films peuvent sonner différemment, selon les images qui l’accompagnent. Exaltante et étonnante, cette composition de 59 secondes pour violoniste passe par toute la gamme de sons qu’un violoncelle peut produire.

 

Jayne Parker est née à Nottingham en 1957. Elle a étudié au Mansfield College of Art, au Canterbury College of Art et à la Slade School of Fine Art. Elle a été professeure invitée au Goldsmiths College, de 1984 à 1998, et enseigne à la Slade School of Fine Art depuis 1989. Son travail a été montré dans divers lieux artistiques, à la télévision et dans des festivals de films à l'étranger.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

LAURE PROUVOST

 

Stong Sory (Cake)

Vidéo SD, R.-U., 2005
2 minutes, Couleur, 4:3, Son

 

«Une nature morte vidéo au son d’une chanson - Laure Prouvost nous parle d’un fantastique gâteau d’anniversaire préparé pour son frère. Juste au moment où on croit en avoir assez des histoires françaises incohérentes de gâteaux, d’oiseaux et de peintures, quelque chose comme ça arrive sur notre chemin, pour nous rappeler qu’on n’a jamais trop d’une bonne chose. Vous rappelez-vous vos exercices de dessins automatiques à la maternelle?» - Michelle Green

 

Née en 1978 à Croix-Lille, Laure Prouvost vit et travaille à Londres, Royaume-Uni. Titulaire d’un Bachelor of Fine Arts du Central Saint Martins (Londres, 2002) et d’un Master of Fine Arts du Goldsmiths College (Londres, 2010), Laure Prouvost est l’une des artistes les plus reconnue de la scène contemporaine internationale. Elle a exposé au Neuer Berliner Kunstverein, (Berlin, 2014), et a réalisé une performance pour l’édition 2014 de la FIAC au Grand Palais. Elle a été lauréate du Turner Prize en 2013, du Max Mara Prize for Women en 2011, du Principle Prize Winner, de la 56ème et 57ème édition du Oberhausen Short Film Festival en 2010 et 2011, du EAST International Award en 2009.

 

Source: Galerie Nathalie Obadia

JAMES RICHARDS

 

Practice Theory

Fichier Quicktime, R.-U., 2006
2 minutes 18 secondes, Couleur, Son

 

Un portrait de distraction, avec des échantillonnages de monologue d’un essai vidéo en ligne à propos du synthétiseur Roland 303, lu sur un collage d’images sur le bureau du studio, et entremêlé d’une pochette de DVD porno et du logo MGM.

 

La pratique de James Richards (né à Cardiff, en 1983, vit et travaille à Londres) transcende les contraintes habituelles des films et des projections vidéo en accumulant des images de manière à résister à un état d'achèvement. C’est plutôt le matériau même de la vidéo qui est traité comme une ressource pour la manipulation constante, et l’«œuvre» émerge à travers l'acte de la reconstitution continuelle. Richards renverse également la forme de présentation du matériel qu’il emploie en se déplaçant entre les formats associés à la sphère publique - la projection ou le mix VJ en direct - et la forme suggestive privée et dévotionnelle du mixtape.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

CHRIS SAUNDERS

 

Roy Dead

Lo-band, R.-U., 1993
4 minutes, Couleur, 4:3, muet

 

Roy Dead présente une version retravaillée, muette et sans hôte d’un "talk show" télévisé diffusé en direct où monsieur et madame tout le monde jouent les rôles de juges et de jury pour mettre en oeuvre un spectacle de type "débat ouvert". Roy Dead récupère des enregistrements de "talk show" des années 1990 tels que Kilroy, dans lequel la circulation des opinons est dirigée et conduite vers un degré de banalité dépolitisé et atomisé. Ces émissions représentent la fabrication en direct du consentement – un bâillonnement hystérique. L’idée d’un "hôte" est inappropriée – Kilroy et les autres hôtes des "talk show" se comportent tels de vaniteux prêtres enseignants et des figures de "père sévère" envers leurs enfants/troupeaux dans le studio. Le public n’a pas de voix, il ne renvoie que des regards d’approbation, de séduction, de dégoût, d’étonnement, d’inquiétude ou d’indignation. La fluctuation des réactions dans le studio est distillée par une brise de morale du studio qui souffle à travers le public.

 

Christopher Frank Saunders vit et travaille à Londres. Il crée des images en mouvement (ainsi que d’autres œuvres d'art connexes). Sa pratique socialement engagée est fondée sur une utilisation ludique du film / langage visuel permettant de spéculer sur les motivations dont on ne tient pas compte qui sont derrières les modèles psycho-sociaux et le changement.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: Courtoisie de l’artiste

JOHN SMITH

 

Dad’s Stick

R.-U., 2012
5 minutes, Couleur, 16:9, Stéréo

 

Dad’s Stick met en scène trois objets couramment utilisés que mon père m’a montrés peu avant sa mort. Deux de ces objets sont si ancrés dans l’histoire que leurs formes et leurs fonctions d’origine demeuraient presque complètement méconnues. Le troisième objet semblait facilement reconnaissable, mais il nous réservait une grande surprise.

 

John Smith est né à Walthamstow, dans l’est de Londres, en 1952 et a étudié le cinéma au Royal College of Art. Depuis 1972, il a réalisé plus de quarante films, vidéos et installations qui ont été largement présentés à l'échelle internationale dans des galeries, des salles de cinéma et à la télévision. Ses expositions individuelles ont notamment eu lieu au Royal College of Art Galleries, Londres (2010), à la Tanya Leighton Gallery, Berlin (2010), la Sala Diaz Gallery, Texas (2010), Ikon Gallery, Birmingham (2006). Smith a participé à des expositions de groupe d’envergure telles que la Biennale de Berlin (2010), The Talent Show, Walker Art Center, Minneapolis (2010), Altermodern, à la Tate Triennial (2008). L’oeuvre de John Smith a été récompensée par des prix prestigieux dans de nombreux festivals internationaux de cinéma et présentée au sein de retrospectives dans des festivals à Oberhausen, Cork, Tampere, Uppsala, Glasgow, La Rochelle, Ratisbonne et Winterthur.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

STEPHEN SUTCLIFFE

 

Writer in Residence

R.-U., 2010
3 minutes, Couleur, Son (stéréo)

 

Writer in Residence est une entrevue télévisée et continue à propos de Stepehn Sutcliffe et de la façon dont il explore les collages de films comme moyen d’ébranler les certitudes et d’insérer subtilement des doutes. Sutcliffe place l’hallucination mélancolique de la rencontre de Adrian Leverkuhn avec le Diable dans Doctor Faustus de Thomas Mann (1947), pour faire contrepoids à la conception de l’existentialisme positif tel que présenté par Colin Wilson dans son roman The Outsider (1956) – un regard philosophique issu de la critique de Wilson de la rencontre de Leverkuhn avec le Diable. Sutcliffe retourne à son thème de prédilection du doute (artistique), exprimé en termes de monologue intérieur, qui extrait des symptômes et procure des diagnostics, des remèdes en plus de citer les pires scénarios imaginables. Cette expérience névrotique de production artistique, souvent ressentie mais rarement avouée, est une métaphore de la relation difficile entre les voix établies et émergentes qui, par le fait même, puise son intérêt dans les classes et l’auto-enseignement, comme on peut clairement le voir dans d’autres œuvres comme We'll Let You KnowWriter in Residence was commissioned pour Frieze Film 2010. 

 

L’artiste établi à Glasgow Stephen Sutcliffe (1968, Harrogate) crée des collages de films à partir des vastes archives de la télévision britannique, de bandes-son de films, d’images diffusées et d’enregistrements parlés qu’il a amassés depuis son enfance. Traitant des aspects de la culture et de l'identité britannique, les œuvres qui en résultent sont des amalgames mélancoliques, poétiques et satiriques qui taquinent subtilement et critiquent les idées de conscience des classes et de l'autorité culturelle. Fruits d’un long processus d'édition, les oeuvres de Sutcliffe imposent des sons aux images pour subvertir les récits prédominants, générant par la juxtaposition et la synchronisation de matériels visuels et auditifs des lectures alternatives.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

PETER TODD

 

For Luke

R.-U. | UK, 2012

film 16mm, 2 minutes 29 secondes, couleur, 4:3, stéréo

 

Un portrait de l’artiste Luke Fowler tourné sur film 16 mm par le cinéaste Peter Todd. Cette oeuvre est une commande réalisée dans le cadre de la remise du Prix Turner 2012, pour lequel Fowler était en nomination. Il apparaît ici comme une ruse, exposant la vie intime de l’artiste, alors qu’elle croise, non sans malaise, ce moment public par le biais de matériel promotionnel visant à promouvoir le personnage de l’artiste. Des images de la résidence et de l’atelier de Fowler à Glasgow et des environs s’entremêlent à une narration qui, étonnamment, retourne les questions au cinéaste puis au spectateur, toujours de connivence. 

 

«Les objets qu'il a filmés, sa maison, un arbre, une rue, le métro, sont des choses que nous rencontrons tous les jours et qui semblent être entrés dans le film par une sorte d’opération du hasard. Mais il filme ces choses avec une telle détermination, avec un tel respect pour leur existence, qu’on aurait dit qu’elles ont elles-mêmes décidé du cadrage et de la longueur de l’image et de leur emplacement dans le film et que le réalisateur n’a que très consciencieusement répondu à leurs demandes.» - Renate Sami, Filmsamstag, Berlin. 2005.

 

«Un artiste ancré fermement dans le moment.» - William Fowler, 58e BFI London Film Festival. 2014.

 

Peter Todd est un artiste, commissaire et cinéaste établi à Londres.

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

VISION MACHINE FILM PROJECT

 

Muzak – a Tool of Management

R.-U., 2003
3 minutes, Couleur, Son

 

Fondé en 2001, Vision Machine Film Project est un collectif de cinéastes à but non lucratif dont l’objectif est la recherche, l’analyse et la réaction aux conditions et mécanismes de la puissance économique, politique et militaire. Deux de ses membres fondateurs, Joshua Oppenheimer et Christine Cynn, ont par la suite coréalisé The Act of Killing en 2012, un documentaire qui met d’anciens chefs de patrouilles de la mort de l’Indonésie de recréer leurs tueries en différents genres cinématiques, des films policiers typiquement hollywoodiens aux comédies musicales flamboyantes. Muzak est le point de départ complexe d’une grande série de projets qui ont choqué les coréalisateurs qui se demandaient comment ces gens pouvaient-ils raconter ces horreurs sur un ton aussi léger et fier? Malgré l’envie de les défier immédiatement, ils devaient être patients, et les laisser raconter l’histoire à leur façon. Vision Machine met notamment l'accent sur les nombreuses formes de violence systémique et de terreur – des meurtres de masse organisés aux dangereuses conditions de travail - et les contradictions que cette dévastation génère et qui pèsent sur les notions dominantes de Progrès et d'Histoire, de la mythologie de la puissance et la religion du Capital.

 

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: LUX Online

CERITH WYN EVANS

 

Kim Wilde Auditions

Vidéo SD, R.-U., 1995
5 minutes, Couleur, 4:3, Stéréo

 

Un ensemble de séquences d’essai enregistrées afin de choisir un jeune acteur pour jouer dans la dernière vidéo promotionnelle de Kim Wilde. Les rumeurs veulent que Wyn Evans ait trouvé ces images dans les ordures, avant de les transformer en œuvre d’art… Exposant au passage la sexualité tragique du corps mâle soumis à un regard perçant (alors que nous sommes incapables de cesser de regarder). L’objet du désir populaire, et du rejet de l’industrie.

 

La pratique conceptuelle de Cerith Wyn Evans intègre un large éventail de médias, tels que l’installation, la sculpture, la photographie, le cinéma et le texte. Pour Wyn Evans, les installations devraient fonctionner comme des catalyseurs: un réservoir de significations possibles pouvant éclairer de nombreux voyages discursifs. En outre, son travail s’inscrit dans une esthétique très raffinée qui tire notamment son origine de ce profond intérêt dans l'histoire du cinéma et la littérature. Cerith Wyn Evans vit et travaille à Londres. En 2011, il a été invité par l'Opéra d'État de Vienne à concevoir les rideaux de sécurité pour la saison 2011-2012 de l'Opéra. Ses expositions individuelles récentes ont eu lieu à la Serpentine Sackler Gallery, Londres (2014), Kunsthall Bergen (2011), Tramway, Glasgow (2009), Inverleith House, Edimbourg (2009), MUSAC, Leon (2008), Musée d'art moderne de la ville de Paris (2006) et Kunsthaus Graz (2005). En 2009, il a collaboré avec Florian Hecker et Thyssen-Bornemisza Art Contemporary pour No night No day à la 53e Biennale de Venise et il a également été participé à la Biennale de Moscou (2011), Triennale d'Aichi (2010), la Triennale de Yokohama (2008), la Biennale internationale d'Istanbul (2005) et la Biennale de Venise (2003).

 

Traduction libre de l’original en anglais

Source: White Cube