BIOGRAPHIES DES ARTISTES

Iván Argote travaille dans divers médias: vidéo, performance, ordinateur, sculpture et peinture. Il multiplie les interventions réalisées dans la rue, dans les transports publics, dans les musées et autres lieux publics. Le travail d'Argote soulève des questions sur la manière de vivre ensemble et sur la façon dont le pouvoir et l'histoire sont présents dans nos vies quotidiennes. Avec une certaine joie de vivre et beaucoup d'humour, il tente de critiquer notre passivité, dans un esprit de non-résignation et de rébellion. Il a eu des expositions personnelles en 2008 et 2009 à la galerie Valenzuela Klenner (Bogota, Colombie) ; en 2011, il a eu sa première exposition personnelle en France à la galerie Emmanuel Perrotin.

Christine Brault vit et travaille à Montréal, Canada. Artiste en performance et en esthétiques relationnelles, boursière du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec, son travail fut présenté dans divers pays des Amériques, en Chine et en Europe lors de résidences d’artistes et de festivals internationaux de performance.

Elder Castillo est un artiste visuel autodidacte axé sur la recherche socioculturelle et l’art dans l’espace public. Son travail se retrouve dans l’intersection entre l’architecture, les arts visuels et l'anthropologie. Ses projets visent une interaction entre le public non traditionnel et l’art. En parallèle, il s’est développé professionnellement dans les domaines de la conservation, de l’enseignement et de la gestion culturelle. Son travail a été largement exposé au niveau international. Il a reçu plusieurs prix et bourses au Mexique, ainsi que dans d’autres pays d’Amérique latine et d’Europe. Il est actuellement membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte de la Secretaría de Cultura de México, SNCA-FONCA (2020-2023).

Emilio Chapela est un artiste visuel qui s’intéresse au développement de pratiques artistiques qui, par leurs possibilités poétiques, remettent en question notre compréhension et suppositions du monde, générant des expériences qui permettent des liens et des connexions entre les humains et les non-humains, nous réconciliant avec les temporalités et les mouvement du monde. Dans son travail, il génère des processus de réflexion sur la possibilité de remettre en question les notions fixes de temps et d'espace. Artiste visuel avec une formation en mathématiques, en photographie et en image en mouvement, il a obtenu un diplôme en communication à l'Universidad Iberoamericana de Mexico. Son travail fait partie de la collection Jumex, et ses œuvres ont été présentées à New York, au Canada, en Italie, au Venezuela, en Corée et en Allemagne, entre autres.

Livia Daza-Paris est une artiste et chercheuse interdisciplinaire canadienne d’origine vénézuélienne. Le personnel et le politique sont toujours entrelacés dans son travail. Elle s’intéresse à l’intersection de son expérience en danse somatique et de l’histoire de disparition politique de sa famille pendant l’époque de la guerre froide au Venezuela. Sa recherche spécule sur le témoignage au-delà de l’humain qui inclut le non-humain (la nature) comme témoin de la violence d'État et de l’histoire non officielle. Son travail a été présenté au Currents New Media Festival, au Nouveau-Mexique ; au Museo de Arte Contemporáneo de Caracas ; au Festival International de Nouvelle Danse, à Montréal ; au PS 122 et au Dance Theatre Workshop à New York.

Roberto de la Torre travaille avec des éléments temporaires et contingents, son travail est généralement généré dans la sphère publique où il conçoit des œuvres dans lesquelles n’interviennent pas seulement les caractéristiques visibles des objets, mais impliquent aussi bien les objets que leurs effets et leurs possibles relations. Cela révèle une conscience des conditions formelles et spatiales des lieux qu'il occupe dans son travail, y compris les effets et les relations qu'ils peuvent engendrer. Il a participé à divers festivals d'art nationaux et internationaux, ses œuvres ont été présentées dans dix-huit pays du monde, dans des régions telles que l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Europe et l'Asie.

Stanley Février explore la souffrance physique et psychologique causée aux personnes par les violences du monde moderne. Si ses œuvres, politiques et engagées, s’inspirent des enjeux de pouvoir à l’ère de la globalisation, elles abordent aussi des questions plus intimes, comme celle du rapport à soi et du rapport à l’autre, devenus difficiles dans un monde où l’écoute perd de sa valeur. Février a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives à Québec, Montréal, Ottawa, New York, Hong Kong et Cuba ainsi qu’en France, Allemagne, Espagne, Chine, Bulgarie, Serbie et au Mexique.

Le travail d'Ilián González explore des notions telles que le monde naturel, le temps et la géométrie. Ces notions lui permettent d'interroger le sujet et son environnement, s'intéressant à l'observation et à la réflexion sur les relations et les structures qui les entourent, les façonnent et les décomposent. Pour l'artiste, chaque sujet a son propre contexte social, culturel et politique qu'il est important d'observer et d'expérimenter afin d'éviter consciemment la voie de l'autoréférence. Ses œuvres ont été exposées, entre autres, au Laboratorio Arte Alameda, à Mexico, à VideoBrasil, à Sao Paulo, au Museo Reina Sofía, à Madrid, au Zamek Ujazdowski, à Varsovie et au Musée d'art contemporain, à Moscou.

INVASORIX est un groupe de travail queer féministe qui travaille sur des chansons, des clips vidéo, des publications DIY, des lectures de tarot et des performances. Iels sont actuellement stationné.es à Mexico. De là, iels tissent des réseaux avec des êtres et des lieux, font des rencontres intergalactiques, multi-spatiales et poly-temporelles. Iels remettent en question les rôles de genre et les rôles des artistes, réfléchissent à la violence entre terriens et contre la terre, et rêvent de manières alternatives et/ou utopiques d'être et d'exister.

Regina José Galindo est une artiste visuelle et poète, qui utilise la performance comme principal moyen d'expression. Galindo utilise son propre contexte comme point de départ pour explorer et dénoncer les implications éthiques de la violence sociale et des injustices liées à la discrimination raciale et de genre, ainsi que les violations des droits de l'homme découlant des inégalités endémiques aux relations de pouvoir dans les sociétés contemporaines. En 2005, Galindo a reçu le Lion d'Or du meilleur jeune artiste à la 51e Biennale de Venise pour ses œuvres "¿Quién puede borrar las huellas?" et "Himenoplastia", deux pièces cruciales qui critiquent la violence guatémaltèque, la violence sexiste, tout en exigeant la restitution de la mémoire et de l'humanité des victimes.

Lorena Orozco Quiyono est une artiste inter/multidisciplinaire qui, depuis 1990, développe son travail artistique à travers la peinture, l'installation et la performance, des médias qui, dans son travail, dialoguent, se complètent et lui permettent de réfléchir sur la nature humaine : l'investigation nodale qui traverse son œuvre. Son travail a fait l'objet de plus de quatre-vingts expositions, festivals de spectacles et autres événements artistiques au Mexique et à l'étranger et a reçu différents prix et distinctions. Elle s'intéresse également à l'éducation en arts visuels, raison pour laquelle elle est co-fondatrice d'ARSCITE, un centre d'éducation des arts, des sciences et des technologies situé à Mexico, où elle vit actuellement.

Felipe Osornio  ''Lechedevirgen Trimegisto'' est un artiste mexicain, non binaire, connu pour son exploration des thèmes tels que la dissidence sexuelle, la maladie, la violence et la mort à travers la dimension corporelle et politique. Sa pratique artistique combine des éléments de performance, de création d’images, de vidéo et d’écriture. Représentant de l’art queer et de la post-pornographie en Amérique latine, iel conçoit le travail de l’artiste comme un moyen par lequel l’invisible est rendu visible et l’immatériel est matérialisé. Iel a été bénéficiaire du programme Jóvenes Creadores du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes FONCA (2019-20), du Programa de Estímulos a la Creación y Desarrollo Artístico PECDA (2014 et 2017). Son travail a été présenté en Europe, au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

 Perla Ramos  est une artiste multidisciplinaire qui utilise des stratégies de collecte, d'extraction et de réutilisation de matériaux de construction mis au rebut. Dans ses projets in situ, elle  explore l'idée du monumental et du fragmenté. Elle a participé à plusieurs expositions au Mexique, en Argentine, en Espagne, en Équateur, à Porto Rico et au Brésil, ainsi qu'à des programmes de résidence, des biennales, des ateliers et des conférences en relation avec l'espace public. Fondatrice et organisatrice du collectif INMOBILIARIA (intervention parasitaire dans des espaces abandonnés) 2009-2016. Elle a onbtenue un master à la faculté des arts et du design de l'Université Nationale Autonome du Mexique dans le domaine de l'art et de l'environnement 2015-2017 (UNAM) et une licence en arts à l'Université Autonome de l'État de Morelos (UAEM), 2003-2009.  

Le travail de Tania Ximena oscille entre la vidéo, le dessin et l'installation. Dans sa pratique, elle tend à aborder le genre du paysage à partir de différents flancs et disciplines : l'alpinisme, la volcanologie, la recherche scientifique et historique et l'introspection personnelle et spirituelle, dans le but de remplacer la notion de paysage comme quelque chose de seulement observé par la notion de territoire, comme un maillage changeant de facteurs sociaux et naturels. Son travail a fait l'objet d'expositions individuelles et collectives au Mexique, en Argentine, en Allemagne, au Japon, au Pérou, en Chine, au Danemark, en Italie et en France. 

 Yollotl Alvarado  suit des axes conceptuels dans lesquels se manifeste le dénominateur commun du collectif comme phénomène influent dans les processus de construction, tant de l'identité que des imaginaires. Son travail vise à réfléchir sur le présent politique et s'articule autour de l'idée du paysage en tant que construction idéologique et sociale, utilisant l'histoire du Mexique et les représentations nationales comme catalyseurs de ses processus de production. Le travail d'Alvarado s'étend aux domaines de la réalisation de films, de l'édition de livres et de l'organisation de processus de transformation sociale.

 Elvira Santamaría  est artiste d’art action dont la pratique se développe entre actions urbaines, performance, art processuel, art gestuel, performance-installation et interventions in situ. Son œuvre renforce les liens avec la réalité sociale et politique par une introspection et une force poétique marquée. L'œuvre de Santamaría a été largement présentée dans des festivals, des centres d'art, des galeries, des musées et des espaces publics au Mexique, en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Amérique latine et a été publiée dans des livres, des catalogues, des magazines et sur Internet. Ses travaux les plus récents comprennent : “Cartografías de Sal”, Sur Gallery, Toronto, 2018 ; “Las políticas de la psique”, Centro de Arte Bernardo Quintanilla, Querétaro, 2019 ; Encierro Solar, 2020.

 Joaquín Segura  est un artiste visuel. Son œuvre est développée sous différentes formes telles que l'installation, la photographie, l'action ou la vidéo et a été présentée dans des expositions individuelles et collectives au Mexique, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Sa pratique artistique médite sur la phénoménologie de la violence, les microclimats sociopolitiques, l'histoire asymétrique et le rôle actuel de l'idéologie. Les principales préoccupations abordées dans les projets récents tournent autour de la nature du pouvoir, de l'identité dans une ère d'instabilité particulière, et de la signification ontologique de la dissidence et de l'échec, constituant un corpus diversifié de travaux profondément fascinés par les fissures et les contradictions des superstructures sociales et le rôle crucial qu'elles jouent.

La pratique artistique de Laura Valencia Lozada se concentre sur l'étude de la mémoire, l'activisme artistique, l'art participatif et le graphisme élargi. Elle s'est spécialisée dans les pratiques artistiques en contexte et de  participation au Seminario de Medios Múltiples, FAD - UNAM. Elle fait partie de la génération 2013-2014 de l'école de paix et d'activisme J'Tatic Samuel Ruiz, Serapaz, CDMX. Elle a étudié le programme d'études indépendantes MACBA 2017- 2018 à Barcelone. Depuis 2003, elle travaille en tant qu'imprimeuse et dans des projets collectifs de gravure indépendante. Son travail a été présenté au Mexique, en Espagne, en Colombie, en Suisse et aux États-Unis, entre autres pays.

 Lysette Yoselevitz  est une artiste visuelle, elle vit et travaille à Montréal. Les thèmes centraux autour desquels gravitent ses œuvres sont l'identité, la mémoire et l'intime. Elle s'intéresse aux traces qui révèlent des expériences liées au deuil et à la perte afin d'explorer la dimension irreprésentable de la souffrance humaine. Elle a eu des expositions individuelles et collectives au Canada et au Mexique. Ses pièces font partie de collections publiques et privées telles que la Banque nationale du Canada, la Bibliothèque et les Archives nationales du Québec, le Musée Diego Rivera à Guanajuato, le Museo Ex-Convento del Carmen à Guadalajara, le Museo Nacional de la Estampa au Mexique.