La répétition mise à l'épreuve

BIOGRAPHIES

AVEC

Image: Klaus Scherübel, La répétition (Prototype), VOL. 24, 2016. Courtoisie de l'artiste.

DISCOTECA FLAMING STAR

Fondé en 1998 par Cristina Gómez Barrio (née en 1973 à Alhambra, en Espagne) et Wolfgang Mayer (né en 1967 à Wer tach, en Allemagne), le groupe Discoteca Flaming Star est un collectif d’art interdisciplinaire et collaboratif qui utilise la chanson et l’expression orale en réaction aux événements historiques ainsi qu’aux actualités sociopolitiques. Les prestations récentes de Discoteca Flaming Star comprennent Hate Verses au CA2M de Mostoles, Madrid et Sticky Stage 4 au Kunstmuseum de Stuttgart en 2015; The Rehearsal à la galerie The Kitchen, New York, en 2014 ; et Intoleranz / Normalität, What, How and for Whom à la Gazer Kunstverein de Zagreb en 2013. Depuis 2011, Barrio et Mayer enseignent l’art intermédia à l’Académie des beaux-arts de Stuttgart en Allemagne en tant que professeurs agrégés.

 

HARUN FAROCKI

Harun Farocki, né en 1944 dans l’actuelle République tchèque et mort en 2014 en Allemagne, était un cinéaste allemand dont le travail comprend de nombreux films, essais théoriques et critiques, et conférences. Auteur et éditeur du magazine Filmkritik de Munich, commissaire engagé, il édite en 1998 le livre Speaking about Godard en collaboration avec Kaja Silverman. Réalisateur prolifique, ses films incluent notamment Inextinguishable Fire (1969) et Images of the World and the Inscription of War (1988); il produit également des installations médiatiques, telles Deep Play en 2007. La Galerie Leonard & Bina Ellen lui consacrait, en 2007, sa première exposition nord-américaine One image doesn’t take the place of the previous one rassemblant ses installations vidéos. L’été 2011 fut celui de sa première rétrospective américaine, Images of War (at a distance), présentée au MoMA. Professeur invité à la UC Berkeley dans les années 1990, il enseigna en outre à l’Académie des beaux-arts de Vienne à partir de 2006.

 

MARIE CLAIRE FORTÉ

Marie Claire aime penser qu’on peut toujours élargir notre champ perceptuel; inclure plus, comprendre plus, jouir plus… Choreographer and dancer, she leads projects and has recently been working with Sophie Bélair Clément, Alanna Kraaijeveld, PME-ART, Louise Bédard, Martin Bélanger and Projet bk, amongst others. Elle a dansé quatre saisons pour le défunt Groupe Lab de danse (Ottawa) où elle s’entraînait auprès de Peter Boneham. Alongside and through her artistic practice, she translates, writes and teaches dance. Marie Claire has been supported and inspired by people and institutions, namely k.g. Guttman, Lynda Gaudreau, the Leonard & Bina Ellen Gallery, Michèle Thériault, Catherine Lalonde, Ame Henderson, Public Recordings, Katya Montaignac, Et Marianne et Simon, Catherine Lavoie-Marcus, Toronto Dance Theatre, Noémie Solomon, Jody Hegel, Adam Kinner, Tangente, Circuit-Est, Studio 303, the Casino Luxembourg, Artexte, WP Zimmer and the RQD. Elle sera interprète en résidence à l’Agora de la danse de 2017 à 2019.

 

HANAKO GEIERHOS

Née à Hambourg en Allemagne, Hanako Geierhos vit et travaille à Berlin. Dans sa démarche, Geierhos explore l’art en tant qu’instrument de communication et comme plateforme pour articuler l’expérience sensorielle, les différentes formes d’interaction sociale et la perception individuelle et collective de l’espace. La préoccupation sous-jacente du travail de cette artiste est de révéler les particularités systémiques et constructivistes des interactions sociales. Dans le but d’ouvrir des voies de communication ou d’étudier la communication elle-même, elle intègre dans son travail des objets et des accessoires, dont certains sont manufacturés et d’autres, adaptés, ainsi que des sculptures participatives. S’intéressant à la relation entre

l’art et la société, ses oeuvres abordent la question de savoir comment et si des objets qui ont été conçus pour un contexte artistique peuvent fonctionner dans la sphère publique.

 

RICHARD IBGHY & MARILOU LEMMENS

Richard Ibghy et Marilou Lemmens ont développé une pratique collaborative qui combine une approche concise de la forme et de la construction de l’oeuvre d’art avec un désir de rendre les idées visibles. Utilisant une grande variété de média dont la vidéo, la performance et l’installation, leur travail explore les dimensions matérielles, affectives et sensorielles de l’expérience qui ne peuvent être complètement traduites en signes ou en systèmes. Depuis plusieurs années, les artistes développent des projets qui examinent la façon dont la

logique de l’économie infiltre les aspects les plus intimes de la vie. Leur travail a été présenté au 27e Images Festival (Toronto, 2014), à la Manif d’art 7: biennale de Québec (Québec, 2014), à La Filature, Scène Nationale (Mulhouse, France, 2013-14), au Henie Onstad Kunstsenter (Høvikodden, Norvège, 2013), et à la 10e Biennale de Sharjah (Sharjah, E.A.U., 2011). Leurs oeuvres ont récemment fait l’objet d’expositions individuelles à Trinity

Square Video (Toronto, 2014), Monte Vista Projects (Los Angeles, 2012) et à la G Gallery (Toronto, 2012).


Richard Ibghy et Marilou Lemmens vivent et travaillent à Montréal et à Durham-Sud, Québec.

 

JUTTA KOETHER

Née à Cologne, Jutta Koether vit et travaille à Berlin et à New York. Artiste, musicienne et critique, elle enseigne la peinture à la Hochschule für bildende Künste Hamburg. Elle a notamment exposé Champrovent à la galerie Reena Spaulings Fine Art, New York, en 2014; Seasons and Sacraments, à Arnolfini, Bristol / Dundee Contemporary Arts, Dundee, en 2013; Mad Garland à la galerie Campoli Presti de Paris en 2011; et Sovereign Women in Painting, Susanne Vielmetter Los Angeles Projects, à Los Angeles en 2009.

 

ALANNA KRAAIJEVELD

Interprète, enseignante et improvisatrice, Alanna Kraaijeveld aime le dynamisme, la rigueur, le jeu, l’efficacité et l’endurance. Actuellement, elle participe à des projets de Louise Bédard Danse, Dave St-Pierre, Justine A. Chambers et Marie Claire Forté. Elle apporte son style chimérique et son humour à des projets divers, notamment ceux de Susanna Hood, Yves Charuest, Et Marianne et Simon, Danse à la Carte, Mélanie Demers, Sylvain Émard Danse, Dancemakers, Stella Adler Studio of Acting, Studio 303, Circuit-Est, Université Concordia,

et L’école de danse contemporaine de Montréal, entre autres. Sa pratique est beaucoup influencée par son travail au sein du Groupe Lab de danse, compagnie maintenant défunte, sous la direction de Peter Boneham. Alanna continue à investir et explorer le mouvement et l’enseignement. Elle étudie avec Linda Kapetanea et Jozef Frucek dans leur approche d’entraînement, Fighting Monkey, et mène un groupe d’entraînement où elle expérimente avec des formes d’entraînement moins traditionnelles.

 

KRÜGER & PARDELLER

Doris Krüger est née à Vienne, en Autriche; Walter Pardeller est né à Bolzano, en Italie. Ils collaborent depuis 2005, vivant et travaillant à Vienne.

 

Le duo d’artistes italo-autrichien souscrit à une vision de l’esthétique politique et socialement engagée. Leur travail avec la sculpture et l’installation donne lieu à l’émergence d’un concept de production que Krüger & Pardeller qualifient d’ « ouverture concrète ». Cette ouverture ne se limite pas seulement à une transgression du concept traditionnel du travail, mais rend également visibles les règles et conditions distinctes d’une pratique participative, une forme de travail empreinte des notions de continuité et d’accomplissement.

 

Leurs expositions incluent Display of the Centuries, ACF, New York (2015), HOMO FABER, A Spatial Audioplay in Three Parts, 21-Haus, Vienne (2014), The Magic of Diversity, MAK - Museum of Applied Arts|Contemporary Art, Vienne (2012), THE COLLECTION IN ACTION. Media Works from Vito Acconci to Simon Starling, Museion, Bolzano (2011), Distancing/Attracting Occupations, Museum für konkrete Kunst, Ingolstadt (2010), 2009 Tension, Austrian Frederick Kiesler Foundation, Vienne (2009).

 

Krüger et Pardeller ont également publié AESTHETIC BASIC CHRONICLE, VOL.1, Sternberg Press, Berlin (2014) et UNDISCIPLINED, The Phenomenon of Space in Art, Architecture and Design, Springer, New York (2008).

 

 

ACHIM LENGERER

Achim Lengerer est un artiste vivant entre Berlin et Londres. Lengerer travaille à partir de questions liées au langage, qu’il aborde à travers des performances, des installations et des publications. Dans les dernières années, Lengerer a fondé différents projets collaboratifs, tels que freitagsküche (avec Michael Riedel) à Francfort/Berlin et voiceoverhead, avec l’artiste israélien Dani Gal. Depuis 2009, Lengerer dirige le projet Scriptings, salle d’exposition itinérante et maison d’édition instantanée qui fonctionne comme une plateforme discursive parallèle et complémentaire à ses projets individuels. Legenrer poursuit actuellement un doctorat à la Goldsmiths University of London, R.-U. Sa recherche porte sur la « répétition » (rehearsal), conçue à la fois comme une méthode artistique et comme une forme sociopolitique, et plus par ticulièrement sur la relation entre la voix, la notation et la performance en direct.

 

RASHID MASHARAWI

Rashid Masharawi est né à Shati, un camp de réfugiés sur la bande de Gaza. Cinéaste autodidacte, c’est après dix ans de travail en vue de s’établir comme réalisateur que Masharawi a commencé à organiser des ateliers dédiés aux jeunes cinéastes palestiniens afin de leur offrir une expérience tangible sur des plateaux professionnels. Bien que des films comme Letter from Al Yarmouk (2014), Palestine Stereo (2013), L’anniversaire de Laila

(2008), et des documentaires tels Live from Palestine (2003) ont récolté un succès international, Masharawi vit toujours à Ramallah afin de témoigner de la vie palestinienne. Artiste avant tout, le cinéaste a également mis sur pied en 1996 le Centre de Programmation et de Distribution Cinématographique de Ramallah.

 

KLAUS SCHERÜBEL

Né en 1968 en Autriche, Klaus Scherübel vit à Vienne.


Parmi ses expositions et projets on relève la triennale de la photographie (1996), à la Neue Galerie Graz, en Autriche, The Apartment (1995-1997) en collaboration avec Marylène Negro, en France, The Century of Artistic Freedom (1998), à la Wiener Secession, en Autriche, The best he could do at the moment (1998), à la Galerie Erna Hécey, au Luxembourg et plus récemment Mallarmé, Das Buch (2001), présenté en plusieurs endroits en Europe. De nature conceptuelle, ses interventions, empruntant divers moyens et stratégies, redéfinissent

toujours le statut de l’oeuvre d’art, l’intégrant dans un processus duquel l’artiste lui-même est indissocié.